Les travailleurs et demandeurs d’emploi belges estiment que 35 % de leurs tâches peuvent déjà être reprises aujourd’hui par l’intelligence artificielle ou les robots. Pourtant, seulement un sur cinq s’inquiète de la perte d’emploi dans les cinq ans.
Concernant l’impact que la technologie IA aura sur les emplois des personnes, beaucoup de choses ont déjà été dites et écrites. Le secteur technologique maintient qu’il
Intelligence Group a organisé un sondage auprès de 2 500 travailleurs et demandeurs d’emploi belges de différents secteurs. L’enquête révèle qu’en moyenne 35 % du travail peut déjà être automatisé. L’impact attendu diffère fortement selon le secteur.
Surtout dans l’agriculture, le design, la communication, les centres d’appels et les fonctions administratives, le potentiel d’automatisation le plus élevé est observé. Dans les métiers comme l’horeca, la technique et les soins, l’impact est considérablement plus faible. Un robot qui vient prendre votre commande dans un café ou restaurant ne semble pas encore pour demain.
Les jeunes estiment l’impact plus élevé
Les jeunes travailleurs sont les plus préoccupés. Les Belges de moins de 30 ans pensent que 45 % de leur emploi peut déjà être effectué par l’IA. Un tiers d’entre eux craint que l’IA reprenne une grande partie de leurs tâches dans les cinq ans. Chez les plus de 50 ans, cette préoccupation est moins grande : seulement 15 % partagent cette crainte. Intelligence Group souligne que les jeunes voient en même temps aussi des opportunités : qui apprend maintenant à utiliser l’IA peut se distinguer sur le marché du travail.
Les Belges voient les choses différemment des Néerlandais. Les travailleurs belges estiment l’impact de l’IA plus élevé (35 % contre 32 %) et s’inquiètent plus souvent pour leur emploi (21 % contre 15 %). Selon Intelligence Group, cette plus grande vigilance peut justement s’avérer positive. La Belgique se situe au-dessus de la moyenne européenne en ce qui concerne les applications d’IA dans les entreprises. Près d’une organisation sur quatre utilise déjà aujourd’hui au moins un outil d’IA.
Le rapport conclut avec trois orientations stratégiques. Les travailleurs sont encouragés à se former aux compétences IA, à automatiser les tâches routinières et à investir dans les compétences humaines comme la créativité et la résolution de problèmes. Il est conseillé aux employeurs de repenser les fonctions et d’utiliser l’IA pour un travail plus efficace et plus humain. Le gouvernement doit intégrer la littératie IA dans l’enseignement et miser sur des formations accessibles, surtout dans les secteurs à haut risque d’automatisation.
