Itdaily - Le Flamand ne veut pas d’un gouvernement exclusivement numérique

Le Flamand ne veut pas d’un gouvernement exclusivement numérique

Gouvernement flamand

Le digimeter d’imec montre une fois de plus que les Flamands préfèrent une relation hybride avec les autorités. Les citoyens trouvent de mieux en mieux leur chemin vers les plateformes gouvernementales numériques et leur font également confiance.

Dans l’étude annuelle Digimeter, imec sonde la relation numérique entre les citoyens et le gouvernement. Les conclusions de l’année dernière sont encore renforcées cette année. L’adoption des plateformes numériques par les citoyens et la confiance augmentent, mais le Flamand ne souhaite pas passer à un gouvernement entièrement numérique.

Neuf Flamands sur dix (87 %) ont déjà utilisé des applications gouvernementales en ligne, et plus de la moitié (53 %) se disent actifs. Seule une très petite minorité affirme ne pas connaître les services publics numériques (3 %) ou ne pas les utiliser (9 %). Il s’agit principalement de personnes âgées ou de personnes ayant moins accès à la technologie dans la vie quotidienne.

Pas exclusivement numérique

Bien que l’adoption des services publics numériques augmente d’année en année, les citoyens flamands souhaitent toujours pouvoir continuer à se rendre au guichet si possible. La part des Flamands souhaitant pouvoir traiter les affaires administratives tant physiquement que numériquement grimpe à 58 %, et 42 % souhaitent recevoir les communications gouvernementales sous les deux formats.

C’est plus que la part des Flamands qui préfèrent la voie exclusivement numérique. 25 % des Flamands souhaitent gérer leur administration entièrement en ligne et 39 % n’ont plus besoin de recevoir de courriers papier de la part du gouvernement. Ces deux pourcentages affichent une baisse notable par rapport à l’année dernière.

Confiance

Une hausse de l’adoption s’accompagne d’une hausse de la confiance envers le gouvernement numérique. Environ la moitié des utilisateurs actifs sont satisfaits des services et de la communication via les plateformes numériques gouvernementales. Douze pour cent se disent explicitement insatisfaits à ce sujet.

Source : imec

Le citoyen fait également confiance au gouvernement pour ses données. Les autorités locales, flamandes et fédérales sont considérées par près de six Flamands sur dix comme des parties fiables pour le partage de données. Seuls le secteur de la santé (77 %), les banques (68 %) et les centres de recherche scientifique (65 %) font mieux. La confiance envers les entreprises technologiques internationales est beaucoup plus faible, à hauteur de 10 %.