La majorité des organisations belges utilisent l’IA ou d’autres formes d’automatisation, mais plutôt en prenant des mesures prudentes.
Un nouveau rapport du spécialiste du recrutement Robert Walters révèle que l’IA gagne progressivement du terrain au sein des organisations belges, mais les mises en œuvre à grande échelle restent pour l’instant limitées. Les entreprises optent principalement pour des applications à petite échelle et investissent dans la formation.
65 % des organisations belges utilisent l’IA ou l’automatisation dans certains domaines. 18 % supplémentaires prévoient de commencer à le faire d’ici un an. Seuls 2 % utilisent actuellement l’IA à grande échelle. La plupart des entreprises explorent surtout les possibilités par le biais de projets pilotes ou d’applications limitées.
L’IA est présente, mais son application est limitée
L’IA est considérée par la majorité comme un outil de soutien. Seuls 8 % s’attendent à une baisse du nombre d’emplois en raison de l’IA. En revanche, 35 % pensent que c’est surtout le contenu des fonctions existantes qui va changer. Les fonctions au sein de la finance et de la comptabilité, des RH et de l’administration, et de l’IT et des données sont le plus souvent désignées comme vulnérables, mais près d’un tiers des organisations ne s’attendent à aucun impact direct sur des fonctions spécifiques.
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« Les organisations belges sont en train d’explorer ce que l’IA peut apporter, mais sans pour autant redéfinir radicalement leur fonctionnement », déclare Jens Spittael-Speeckaert, directeur chez Robert Walters. « Beaucoup en restent pour l’instant à des projets pilotes et à des applications limitées. »
La formation comme préparation
Pour préparer les employés à un avenir avec l’IA, les entreprises misent surtout sur la formation et le partage des connaissances. Plus de la moitié proposent des programmes de perfectionnement ou de requalification. Des partenaires de formation externes sont également souvent impliqués. En outre, 27 % stimulent la mobilité interne et 14 % mettent en place des parcours de mentorat.
Pourtant, 22 % des organisations n’ont pas encore de politique formelle en matière de développement des compétences. Selon Robert Walters, il s’agit d’un point d’attention. Les entreprises qui continuent à réagir de manière passive aux besoins changeants en matière de compétences risquent de perdre leur agilité à terme.
