Les projets numériques échouent souvent avant même d’avoir commencé

Les projets numériques échouent souvent avant même d’avoir commencé

Selon une étude de Randstad, neuf projets numériques sur dix en Belgique perdent du temps dès leur lancement. Un trop grand nombre de parties prenantes, une prise de décision lente et un périmètre mal défini en sont les principales causes.

Une enquête de Randstad Digital révèle que 90 % des projets numériques en Belgique subissent des retards dès leur lancement. Un quart des professionnels de l’IT indiquent que le démarrage prend même six mois ou plus. Les délais d’attente peuvent être particulièrement longs dans les grandes organisations de plus de mille employés. Pour une organisation sur cinq, il faut en moyenne plus de six mois avant que le développement ne commence réellement.

Prise de décision lente

Les principales raisons du démarrage lent sont : trop de parties prenantes impliquées (30 %), l’attente de l’approbation de la direction (29 %) et les modifications du périmètre du projet (25 %). Les longs cycles de retour d’information et les analyses approfondies sans orientation claire sont également cités comme chronophages.

Lorsque les projets échouent complètement, les répondants pointent du doigt les mêmes causes : la lenteur de la prise de décision (63 %) et les modifications de périmètre (55 %) restent des explications importantes. En outre, la complexité technique (65 %) et les délais irréalistes (62 %) jouent un rôle majeur.

Pas d’expérience avec les méthodes rapides

Six professionnels de l’IT sur dix souhaiteraient réduire drastiquement la durée des projets numériques. Pourtant, seul un tiers d’entre eux pense que des méthodes rapides et structurées, comme les sprints de conception ou les cycles courts de validation, sont réalisables dans leur organisation. Le scepticisme provient souvent d’un manque de familiarité : 58 % des répondants n’ont aucune expérience de ces méthodes. Seul un sur dix les applique régulièrement.

Selon Randstad Digital, c’est une opportunité manquée. Une phase de validation claire et courte au début d’un projet peut éviter beaucoup de retards. Cela nécessite cependant un changement de mentalité au sein des organisations, où l’on ose s’éloigner des longues phases de préparation et des consultations interminables.