Seulement un tiers des services informatiques belges s’estiment prêts pour l’avenir

Seulement un tiers des services informatiques belges s’estiment prêts pour l’avenir

Les professionnels de l’informatique belges estiment que leurs services sont moins préparés pour l’avenir que leurs collègues des pays voisins, l’IA et la cybersécurité étant les principaux points à améliorer.

Seulement 35 % des professionnels de l’informatique belges estiment que leur service informatique est prêt pour l’avenir. Cette proportion est inférieure à celle de la plupart des pays européens, selon une étude de TOPdesk menée auprès de 6 000 responsables informatiques, dont 1 000 en Belgique. Seule la confiance aux Pays-Bas est encore plus faible.

Manque de ressources et freins à l’IA

Selon les personnes interrogées, les budgets et les investissements limités constituent le principal obstacle à une informatique pérenne (25 %). L’utilisation limitée des outils d’IA (23 %), le manque de personnel de support informatique bien formé (23 %) et la résistance au changement (19 %) sont également cités comme des pierres d’achoppement.

Le degré de maturité dans l’utilisation de l’IA s’avère être un indicateur clair de la façon dont les services informatiques s’évaluent en matière de préparation à l’avenir. Dans les organisations où l’IA est pleinement intégrée, 92 % s’estiment prêts pour l’avenir. Dans les entreprises où l’IA est encore en phase expérimentale, ce chiffre tombe à 78 %.

Selon les responsables informatiques belges, les cinq principales caractéristiques d’un service informatique tourné vers l’avenir sont les suivantes : l’utilisation de l’IA pour les tâches répétitives et les informations (40 %), une cybersécurité et une protection des données solides (38 %), une formation et un développement continus (35 %), des options de libre-service pour les utilisateurs finaux (29 %) et l’intégration avec d’autres systèmes d’entreprise tels que les RH ou la finance (28 %).

La cybersécurité comme point sensible

Bien que la cybersécurité figure en haut de la liste des priorités, la mise en œuvre pratique laisse souvent à désirer. Les responsables informatiques voient surtout des opportunités dans une meilleure collaboration entre l’informatique et les autres services (42 %), des directives de sécurité claires pour les employés (38 %) et une intégration plus forte de la cybersécurité dans les processus d’entreprise (38 %). Une plus grande visibilité des activités de sécurité (36 %) et des processus de conformité clairs, par exemple autour de la directive NIS2 (25 %), sont également cités comme des facteurs de renforcement.

TOPdesk conclut que de nombreuses équipes informatiques belges consacrent trop d’énergie aux tâches opérationnelles quotidiennes. Par conséquent, il reste trop peu de place pour la planification à long terme et la collaboration. Ce n’est que lorsque les fondements tels que les processus, les responsabilités et la collaboration sont en ordre que les technologies telles que l’IA peuvent prouver leur valeur.