« Le cloud first en chute libre, la cybersécurité en hausse »

« Le cloud first en chute libre, la cybersécurité en hausse »

Selon une étude de Beltug, la stratégie cloud first est dépassée, bien que certains décideurs importants affirment que le cloud est plus omniprésent que jamais. En matière de sécurité, les spécialistes IT belges constatent des progrès.

La stratégie cloud first n’est presque plus jamais évoquée. C’est ce qui ressort de l’étude Beltug Belgian Business ICT Market Study 2025. Alors qu’en 2021, 26 % des entreprises optaient pour une stratégie cloud first, ce chiffre n’est plus que de 9 % aujourd’hui.

Un choix émotionnel

« « Le cloud first était en fait un choix émotionnel » », déclare Stefan Smeets, BU Lead Cloud-first chez Inetum, lors d’une table ronde organisée par Beltug. « « L’informatique est aujourd’hui très complexe et exige une réflexion rationnelle sur ce que l’on fait, davantage en termes de solutions best of breed. » »

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Il existe aujourd’hui suffisamment de raisons pour ne pas tout mettre dans le cloud, comme l’illustre Koen Van Loo, CIDO de Group S. « Les données sont l’or d’une entreprise. Elles se trouvent dans divers systèmes, y compris le cloud. Mais que se passerait-il si le gouvernement américain forçait les fournisseurs de cloud à donner accès à nos systèmes ? Aujourd’hui, cela ne semble plus si farfelu. »

Moins de cloud first ne signifie pas nécessairement moins de cloud. Une approche hybride est privilégiée par 67 % des personnes interrogées, contre 56,5 % en 2023. Les chiffres confirment que le cloud est plus que jamais adopté : en 2023, 45 % utilisaient encore des solutions IaaS, aujourd’hui c’est 70 %.

« Nous faisons aujourd’hui beaucoup plus dans le cloud qu’auparavant. Quitter complètement le cloud n’est plus une option à ce stade », confirme Shanna Cloet, IT Manager chez Fost Plus.

La sécurité avec un plan

La vision du cloud n’est pas la seule à évoluer. Dans le monde de la cybersécurité aussi, les changements sont importants. C’est ce qui ressort également de l’étude de Beltug. Ainsi, 92 % des grandes organisations disposent aujourd’hui d’un plan de réponse aux incidents cyber, contre 74 % en 2023.

Le contexte des problèmes de sécurité a suffisamment changé pour réveiller tout le monde. « La sécurité n’est plus seulement une question technologique », estime Geert Rottier, Managing Director de Cegeka Belgique. « Un incident cyber peut avoir d’énormes conséquences. Cela en fait une question commerciale qui doit être traitée au niveau de la direction. »

Des réglementations telles que NIS2, DORA et le RGPD peuvent y contribuer, bien que les entreprises ressentent également une pression. Wim Nagels, CIO de DPD Pays-Bas : « Le défi n’est pas seulement l’introduction de nouvelles réglementations, mais aussi le fait que différents États membres les interprètent de différentes manières. »