Microsoft ouvre Azure Belgium Central : première région de centre de données belge

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Source : Microsoft

Microsoft a coupé le ruban rouge symbolique de sa région de centre de données belge. Les clients belges peuvent y accéder pour un stockage de données local avec une faible latence.

Mardi, Marijke Schroos, Directrice générale de Microsoft Belux, a pu appuyer sur le bouton symbolique à 16h50 précises pour ouvrir officiellement la région de centre de données. Azure Belgium Central est la première région Azure en Belgique et comprendra trois « zones de disponibilité » situées autour de Bruxelles. Microsoft a annoncé les plans de construction en 2021 et quatre ans plus tard, les centres de données sont opérationnels.

« Le lancement de la région cloud belge est un moment historique pour Microsoft et pour la Belgique. Avec cette infrastructure, nous rendons nos services cloud disponibles localement, permettant aux entreprises, gouvernements et institutions belges d’innover plus rapidement, plus sûrement et avec plus de confiance. Il ne s’agit pas seulement d’un investissement dans la technologie, mais aussi dans l’avenir de l’économie numérique belge », déclare Schroos.

Plus de 70 régions Azure

Avec l’ouverture d’Azure Belgium Central, Microsoft ajoute notre pays à la longue liste des régions Azure disponibles dans le monde. Cette liste compte désormais plus de soixante-dix régions, soutenues par plus de quatre cents centres de données. Pour des raisons de sécurité, Microsoft garde secrète la localisation exacte de ses centres de données, mais ceux-ci sont construits en périphérie de la capitale Bruxelles. En 2022, ITdaily a pu faire une visite virtuelle.

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Chaque région compte plusieurs centres de données pour absorber l’impact des pannes dans un centre de données. Via les partenaires locaux LCL et Digital Realty, des « ExpressRoutes » peuvent également être établies entre les réseaux sur site et le cloud Microsoft.

Microsoft considère ses centres de données comme un stimulant important pour l’économie belge. Il fait référence à une étude IDC qui calcule que les services cloud généreront jusqu’à 59 milliards d’euros de revenus supplémentaires au-dessus du niveau de 2025 pour les partenaires d’ici quatre ans, en plus des 85 000 emplois que Microsoft s’attend à créer.

Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) accueille Microsoft à bras ouverts. « Avec l’arrivée de cette région cloud, la Belgique renforce son rôle de joueur clé dans la transformation numérique de l’Europe. En gardant les données en sécurité et près de chez nous, nous augmentons non seulement notre productivité et notre force économique, mais nous positionnons également notre pays comme pionnier de l’innovation numérique. Cet investissement fait de la Belgique un maillon essentiel de la souveraineté numérique de l’Europe. C’est une opportunité que notre pays doit saisir à pleines mains ».

Données en Belgique

La disponibilité d’une région de centre de données locale offre selon le Regional Technology Officer Frank Callewaert deux atouts. Le premier est une latence plus faible car les données doivent parcourir moins de « distance ». « L’utilisation du cloud augmente de manière exponentielle. Avec des centres de données supplémentaires, nous créons une capacité supplémentaire. La Belgique a une bonne connectivité avec le reste de l’Europe ».

Avec la promesse que les données restent en Belgique, Microsoft veut surtout séduire ses clients du secteur public. Microsoft a établi des collaborations avec des institutions nationales et internationales basées à Bruxelles. « Certains clients veulent, pour des raisons techniques ou politiques, la garantie que leurs données restent en Belgique », déclare Callewaert.

Source : Microsoft

Microsoft a récemment admis qu’en raison de la législation américaine, il ne peut pas garantir complètement la souveraineté. « La souveraineté est un concept large avec différentes définitions », rétorque Callewaert. « Il y a la souveraineté des données et technique. Garder les données en Belgique est un début important. Quel que soit le centre de données que nos clients européens utilisent, nous promettons que les données ne quittent pas l’Europe ».

« La protection contre les gouvernements, et principalement les non-européens, est un autre volet. Microsoft a l’historique de défendre les données des clients. Si un client se voit imposer une sanction par un gouvernement, nous avons défini des étapes claires. De plus, nous travaillons notamment en France et en Allemagne avec des partenaires locaux sélectionnés qui ont une licence pour faire fonctionner les services cloud Microsoft sans notre implication », ajoute Callewaert.

Il est assisté par Miguel De Bruycker, Directeur général du CCB. « Il existe aussi au sein de l’Europe un désaccord sur ce qu’est la souveraineté. Les critères européens ne sont pas acceptés par tous les États membres », dit-il lors d’un panel. « Il est difficile d’implémenter quelque chose qui n’est pas clair. Car contre qui vous protégez-vous ? Et qu’y a-t-il de mal avec un cloud non souverain ? ».

Construire l’avenir

La région Azure belge s’inscrit dans les plans d’expansion plus larges de Microsoft en Europe. Si nous pouvons nous attendre à des régions de centres de données supplémentaires à l’avenir, Callewaert ne peut pas encore le confirmer. « Nous continuons à évaluer et ajuster constamment notre capacité selon les besoins de nos clients. Nos centres de données sont standardisés pour offrir une conformité en matière de sécurité. L’architecture le permet ».

« Nous continuerons à investir en Europe et si cela peut se faire en Belgique, ce sera en Belgique. Mais un centre de données ne se construit pas en un jour », conclut Callewaert.