Inetum constate que les attaques par ransomware et DDoS ont de nouveau fortement augmenté en 2025. La Belgique figure parmi les dix pays les plus visés.
Le nouveau rapport de menace d’Inetum révèle qu’en 2025, la Belgique se classe à nouveau dans le top 10 mondial des pays les plus souvent ciblés par des attaques de ransomware et DDoS. Inetum met régulièrement à jour son classement mondial. Le rapport souligne une augmentation des attaques, de plus en plus souvent pilotées par l’intelligence artificielle.
Inetum a enregistré 29 886 incidents de sécurité dans le monde en 2025. Les augmentations les plus importantes ont été observées pour les logiciels malveillants (+197 %), les intrusions (+82 %) et les fuites de données (+64 %). La Belgique occupe la dixième place dans la liste des pays les plus visés, juste derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et la France.
Les ransomwares et les attaques DDoS en augmentation
Les attaques par ransomware sont restées l’une des formes de cybercriminalité les plus perturbatrices, avec 8 054 attaques identifiées dans le monde. Cela représente une hausse de plus de 20 % par rapport à 2024.
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Les attaques DDoS ont également atteint des sommets historiques. Rien qu’au premier trimestre 2025, Cloudflare a bloqué 20,5 millions d’attaques. Inetum en a détecté 15 000, dont une part considérable visait la Belgique. Les institutions publiques, le secteur des transports, les services financiers et les établissements d’enseignement ont été particulièrement touchés. L’augmentation des attaques DDoS est en partie causée par l’utilisation de botnets IoT et de services d’attaque payants.
L’identité numérique, prochaine cible
Selon le rapport, l’identité numérique deviendra une cible d’attaque majeure en 2026 avec l’introduction des cartes d’identité numériques. L’IA joue un rôle croissant dans les cyberattaques, notamment dans le phishing automatisé et les campagnes de désinformation. Parallèlement, la défense s’adapte également grâce à la détection assistée par l’IA et aux mécanismes de réponse automatique.
Selon Inetum, des acteurs étatiques intensifient leurs cyberopérations contre des secteurs tels que l’énergie, la défense et la technologie. L’interconnexion croissante entre les conflits géopolitiques et les cyberattaques rend des pays comme la Belgique, qui joue un rôle important au sein de l’UE et de l’OTAN, particulièrement vulnérables.
Enfin, le rapport montre une augmentation de 20 % du nombre de vulnérabilités logicielles connues. Dans plus de 9 600 cas, ces vulnérabilités étaient accessibles publiquement via un exploit. Cela souligne l’importance d’une détection rapide et de stratégies de correction (patching) adéquates pour les organisations belges.
